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Publié par Abdoullatif

René Guénon - Réfutation de la « prétendue réincarnation » dans l’Hindouisme et le Bouddhisme.

— Le Journal of the American Oriental Society (supplément au n° d’avril-juin 1944) a publié deux études de M. Coomaraswamy (…) La seconde étude, On the One and Only Transmigrant, est en quelque sorte une explication de la parole de Shankarâchârya suivant laquelle « il n’y a véritablement pas d’autre transmigrant (samsârî) qu’Ishwara ». Le processus de l’existence contingente ou du devenir, dans quelque monde que ce soit, est une « réitération de mort et de naissance » ; la Délivrance (Moksha) est proprement la libération de ce devenir. Dans la doctrine traditionnelle, il n’est aucunement question de « réincarnation », à moins qu’on ne veuille entendre simplement par là la transmission des éléments du « moi » individuel et temporel du père à ses descendants. La transmigration est tout autre chose : quand un être meurt, le « Soi », qui est d’ordre universel, transmigre (samsarati), c’est-à-dire qu’il continue à animer des existences contingentes, dont les formes sont prédéterminées par l’enchaînement des causes médiates. La Délivrance n’est pas pour notre « moi », mais pour ce « Soi » qui ne devient jamais « quelqu’un », c’est-à-dire qu’elle n’est pour nous que quand nous ne sommes plus nous-mêmes, en tant qu’individus, mais que nous avons réalisé l’identité exprimée par la formule upanishadique « tu es Cela » (Tat twam asi). Cette doctrine n’est d’ailleurs nullement particulière à l’Inde, comme le montrent de nombreux textes appartenant à d’autres formes traditionnelles ; ici comme dans le cas de la « réminiscence », il s’agit d’une doctrine qui fait véritablement partie de la tradition universelle. 

— Dans le New Indian Antiquary (n° de décembre 1939), sous le titre The Reinterpretation of Buddhism, M. A. K. Coomaraswamy examine certains des points principaux sur lesquels doit être rectifiée la conception qu’on s’était faite jusqu’ici du Bouddhisme, qui en réalité ne fut d’ailleurs tant admiré en Europe que parce qu’il avait été fort mal compris. Mrs Rhys Davids a contribué par ses récents livres à cette rectification, particulièrement en ce qui concerne l’interprétation d’anattâ, qui n’implique aucunement une négation de l’Âtmâ comme on l’a si souvent prétendu, mais qui ne peut se comprendre véritablement que par la distinction du « Grand Âtmâ » et du « petit Âtmâ », c’est-à-dire en somme du « Soi » et du « moi » (quels que soient les termes qu’on préférera adopter pour les désigner dans les langues occidentales, et parmi lesquels celui d’« âme » est surtout à éviter comme donnant lieu à d’innombrables confusions) ; et c’est du second seulement qu’il est nié qu’il possède une réalité essentielle et permanente. Quand il est dit de l’individualité, envisagée dans sa partie psychique aussi bien que dans sa partie corporelle, que « ce n’est pas le Soi », cela même suppose qu’il y a un « Soi », qui est l’être véritable et spirituel entièrement distinct et indépendant de ce composé qui lui sert seulement de véhicule temporaire, et dont il n’est point un des éléments composants ; et en cela, au fond le Bouddhisme ne diffère nullement du Brâhmanisme. Aussi, l’état de l’arhat, qui est libéré du « moi » ou du « petit âtmâ », ne saurait-il en aucune façon être regardé comme une « annihilation » (chose qui est d’ailleurs proprement inconcevable) ; il a cessé d’être « quelqu’un », mais, par cela même, il « est » purement et simplement ; il est vrai qu’il n’est « nulle part » (et ici Mrs Rhys Davids paraît s’être méprise sur le sens ou il faut l’entendre), mais parce que le « Soi » ne saurait évidemment être soumis à l’espace, non plus qu’à la quantité ou à toute autre condition spéciale d’existence. Une autre conséquence importante est que, dans le Bouddhisme pas plus que dans le Brâhmanisme, il ne peut y avoir place pour une « prétendue réincarnation » : le « moi » étant transitoire et impermanent, cesse d’exister par la dissolution du composé qui le constituait, et alors il n’y a rien qui puisse réellement se « réincarner » ; l’« Esprit » seul peut être conçu comme « transmigrant », ou comme passant d’une « habitation » à une autre, mais précisément parce qu’il est, en lui-même, essentiellement indépendant de toute individualité et de tout état contingent. — Cette étude se termine par un examen du sens du mot bhû, pour lequel Mrs Rhys Davids a insisté trop exclusivement sur l’idée de « devenir », bien que celle-ci y soit d’ailleurs souvent contenue en effet, et sur celui du mot jhânâ (en sanscrit dhyânâ), qui n’est pas « méditation », mais « contemplation », et qui, étant un état essentiellement actif, n’a rien de commun avec une « expérience mystique » quelconque. 

— Dans Indian Culture (vol. III, n° I), un article de M. Ananda K. Coomaraswamy, intitulé Rebirth and Omniscience in Pâli Buddhism, contient une critique des conceptions de Mrs. Rhys Davids qui s’accorde entièrement avec celle que nous avons formulée ici même, il y a peu de temps, en rendant compte d’un de ses ouvrages. L’auteur proteste très justement contre une certaine façon de dénaturer les textes en écartant leurs parties métaphysiques, d’où ne peut résulter qu’une déformation complète de leur signification. D’autre part, il signale que, ayant étudié la doctrine de la mort et de la renaissance dans le Rig-Vêda, les Brâhmanas, les Upanishads, la Bhagavad-Gîtâ et le Bouddhisme pâli, il n’a trouvé aucun « développement » de cette doctrine à travers toute cette série, ni aucun enseignement du retour de l’être au même monde qu’il a quitté à la mort ; il est partout question de « transmigration », mais non point de « réincarnation ».

The Living Thoughts of Gotama the Buddha presented by Ananda K. Coomaraswamy and J. B. Horner (Cassell and Co, London). — Bien que la part qui revient à chacun des deux collaborateurs ne soit pas indiquée expressément, il nous paraît évident que c’est le regretté A. K. Coomaraswamy qui est l’auteur de l’exposé de la vie du Bouddha et de la doctrine bouddhique qui constitue la première partie de ce volume, et où nous retrouvons, sous une forme abrégée et quelque peu simplifiée, l’interprétation qu’il avait déjà donnée dans d’autres écrits, et notamment dans Hinduism and Buddhism. Comme les principaux points en sont connus de nos lecteurs, nous nous contenterons de rappeler qu’un des plus importants est la réfutation de l’erreur courante suivant laquelle le Bouddhisme nierait le « Soi », ce qui a naturellement, entre autres conséquences, celle de rectifier la conception « nihiliste « que certains se sont faite du Nirvâna. Le prétendu « athéisme » bouddhique est aussi écarté par la remarque que, « entre l’immuable volonté de Dieu et la Lex Æterna, il n’y a aucune distinction réelle », et que « Dharma, qui a toujours été un nom divin, est encore, dans le Bouddhisme même, synonyme de Brahma ». Signalons encore que l’auteur insiste très justement sur le fait que ni la doctrine de la causalité ni celle de l’enchaînement des actions et de leurs effets n’impliquent, contrairement à une autre erreur trop répandue, l’idée vulgaire de la « réincarnation », qui en réalité, n’existe pas plus dans le Bouddhisme que dans toute autre doctrine traditionnelle. — Le choix de textes qui suit, et qui est sans doute dû a Miss Horner, comprend un ensemble d’extraits groupés suivant les questions auxquelles ils se rapportent, et dont certaines paraissent avoir été retraduites du pâli, tandis que d’autres sont reproduites d’après diverses traductions anglaises déjà existantes.

C. Kerneiz. Le Karma Yoga, ou l’action dans la vie selon la sagesse hindoue (Editions Jules Tallandier, Paris). — Ce livre est certainement plus « inoffensif » que le Yoga de l’Occident du même auteur, dont nous avons eu à parler précédemment ; mais ce n’est pas à dire, en dépit de son titre, qu’il contienne beaucoup plus de « sagesse hindoue » authentique. Nous y trouverons, par contre, toute sorte de choses bien occidentales : idées « réincarnationnistes », considérations « morales » au sens le plus ordinaire de ce mot, essais de rapprochement avec les théories scientifiques modernes, ainsi qu’avec l’inévitable psychanalyse. Pour se rendre compte du degré de compétence de l’auteur en ce qui concerne les doctrines hindoues, il suffit de voir, par exemple, l’interprétation plus que fantaisiste qu’il donne du symbolisme du monosyllabe Om (qui pour lui n’est formé que de deux éléments), ou encore l’assimilation qu’il prétend établir entre Ananda et la « sexualité » ! Signalons aussi une méprise plutôt amusante : le mot thibétain Bardo, littéralement « entre-deux », est la désignation du « monde intermédiaire » autrement dit du domaine psychique ; or il a cru que ce mot s’appliquait à « la personnalité humaine après la mort « ou à l’« entité désincarnée », si bien qu’il parle du « sort d’un Bardo », de « communication entre le Bardo et son entourage », et ainsi de suite ; il se réfère pourtant à la tradition du Bardo Thödol ; comment donc l’a-t-il lue ? Ces quelques exemples nous paraissent bien suffisants, et nous n’insisterons pas davantage ; nous plaignons les malheureux lecteurs qui, n’ayant par ailleurs aucune idée des doctrines orientales, accepteront de confiance la « présentation » qui leur en est faite dans des ouvrages de ce genre !

[René Guénon, Études sur l’Hindouisme (recueil posthume), comptes-rendus ou extraits de comptes-rendus parus dans la revue des Études Traditionnelles.]

Annexe 1 - Autres réfutations par A.K. Coomaraswamy de la « prétendue réincarnation »  dans l’Hindouisme et le Bouddhisme.

« Il est tout à fait contraire au Bouddhisme, aussi bien qu’au Vêdânta, de penser à « nous-mêmes » comme à des êtres errant au hasard dans le tourbillon fatal du flot du monde (samsâra). Notre Soi immortel est tout, sauf une « individualité qui survit ». Ce n’est pas cet homme, un tel ou un tel qui réintègre sa demeure et disparaît à la vue (1), mais le Soi prodigue qui se souvient de lui-même. »

(1) Sutta Nipāta 1074-1076, nâmakâya vimutto, attham palêti, na upêti sankham... attham gatassa na pamânam atthi. Mund. Upanishads, III, 2, 8, 9, nâmarûpâd vimuktah... ahrito bhavati ; Bhagavad Gîtà, XV, 5, dwandwair vimukt.

[Ananda K. Coomaraswamy, Hindouisme et Bouddhisme, p. 124]

« Dans toute la tradition que nous considérons ici, il n’y a aucune doctrine de la survie ou « réincarnation » des personnalités, mais seulement de la Personne, le seul transmigrateur ; le fait d’admettre la nature composite et changeante de la personnalité humaine, et sa corruptibilité qui s’ensuit, conduit au problème global de la mortalité, qui peut être exprimé dans la question : En qui partirai-je, lorsque je partirai (Prashna Upanishad VI, 3) et « par quel soi le monde-de-Brahma est-il accessible ? » (Sutta-Nipâta 508), moi-même ou bien le Soi ? La réponse chrétienne orthodoxe est, bien entendu, que « Personne n’est monté au ciel, si ce n’est celui qui est descendu du ciel, le Fils de l’Homme, qui est dans le ciel » (Jean 3, 13). (…) cette résurrection est, en vérité, « à partir des cendres » (Somme théologique III, supp. 78,2) et en un « corps entier et complet » mais n’est pas différée, et n’est pas une reconstitution de « ce » corps ou de « cette » personnalité mais de notre « autre Soi », le « Soi immortel » de ce soi, en un corps immortel d’« or » (lumière, gloire) ne manquant de rien, mais étant entièrement immatériel. La discrimination des « sauvés » et des « damnés » est de même immédiate ; les sauvés sont ceux qui ont connu le Soi (jam non ego, sed Christus in me, de Saint Paul), les damnés sont ceux qui ne se sont pas connus eux-mêmes et dont, par conséquent, rien ne peut survivre lorsque le véhicule se désagrège et que le Soi s’en va. »

[Ananda K. Coomaraswamy « La signification de la mort », note 50]

Annexe 2 - Correspondances de René Guénon avec A.K. Coomaraswamy et d'autres sur l'« l’inexistence de l’idée de « réincarnation » dans les textes anciens, orthodoxes et même bouddhiques ».

Lettre de René Guénon à A.K. Coomarswamy, Le Caire, 2 décembre 1935 : « Je suis heureux d’apprendre que vous préparez un article établissant l’inexistence de l’idée de « réincarnation » dans les textes anciens, orthodoxes et même bouddhiques ; cela est très important et très utile, car cette interprétation grossière a fini par s’imposer d’une façon presque générale ; il est à remarquer qu’on ne la trouve pas dans les premières traductions, et certainement l’influence théosophiste a été pour beaucoup dans sa diffusion ; c’est vraiment une chose incroyable que la plupart des occidentaux semblent incapables de comprendre la différence essentielle qui existe entre « transmigration » et « réincarnation » ! »

Lettre de René Guénon à A.K. Coomarswamy, Le Caire, 25 février 1936 : « Je vous remercie d’avance pour votre autre article concernant la « réincarnation », que j’espère pouvoir lire aussi bientôt. - J’ai déjà remarqué aussi bien souvent ces extraordinaires confusions dont vous parlez pour la traduction d’ « âtman » et d’autres termes. Du reste, il me semble que les Occidentaux n’aient plus actuellement aucune idée d’une différence quelconque entre l’âme, l’esprit, etc. ; leur conception de la constitution de l’être humain est si grossièrement simplifiée ! »

Lettre de René Guénon à A.K. Coomarswamy, Le Caire, 13 septembre 1936 : « - J’ai traité assez longuement dans l’ « Erreur spirite » cette question de la réincarnation, en indiquant aussi les distinctions qu’il y a lieu de faire entre les différents éléments constitutifs de l’être manifesté. - Dès lors qu’il s’agit d’une impossibilité, il est bien entendu qu’il ne peut pas y avoir d’exceptions ; d’ailleurs, où s’arrêteraient-elles exactement ? A ce propos, je vous signalerai une chose assez curieuse : c’est que Mme. Blavatsky elle-même avait commencé par refuser d’admettre la réincarnation d’une façon générale ; dans « Isis Unveiled », elle envisageait seulement un certain nombre de cas d’exception, reproduits exactement des enseignements de la H. B. of L. à laquelle elle était rattachée à cette époque. - Une possibilité qui constitue seulement une exception apparente, c’est le cas d’un être qui, n’étant plus réellement soumis à la mort (un jîvan-mukta par conséquent), continuerait pour certaines raisons son existence terrestre (il n’y reviendrait donc pas comme les prétendus « réincarnés ») en utilisant successivement plusieurs corps différents ; mais il est évident que c’est là un cas qui est tout à fait en dehors des conditions de l’humanité ordinaire, et que d’ailleurs un tel être ne peut même plus réellement être dit « incarné » en aucune façon. »

Lettre de René Guénon à A.K. Coomarswamy, Le Caire, 21 septembre 1936 : « Votre réponse à Mrs. Rhys Davids est tout à fait bien, et concorde en somme entièrement avec les critiques que j’ai formulées à son sujet il y à quelque temps. - Puisque vous avez abordé à cette occasion la question de « rebirth », en attendant l’autre travail dont nous avons parlé, je dois dire que la façon dont vous l’envisagez me paraît très exacte ; « transmigration » et non « réincarnation », ce sont bien les termes mêmes que j’employais dans ma dernière lettre. »

Lettre de René Guénon à A.K. Coomarswamy, Le Caire, 20 novembre 1936 : « Ce que vous dites pour la « réincarnation » d’éléments correspondant au sens d’ « hérédité » est tout à fait exact. Il y a aussi en Chine une formule d’usage courant qui est à peu près celle-ci : « Tu revivras dans tes milliers de descendants », et dont le sens est évidemment tout à fait le même. - Pour la « transmigration », outre la signification tout à fait « universelle » que vous envisagez, il y aurait peut-être lieu de considérer plus particulièrement le passage d’un être à travers ses états multiples ; mais, au fond, les deux choses se tiennent de très près, le second aspect étant, si l’on veut, une « spécification » du premier. - Enfin quant à la « régénération », ce dernier point me paraît un peu moins clair, mais je comprends que vous arriverez à élucider cela plus complètement dans l’étude à laquelle vous travaillez en ce moment. »

Lettre de René Guénon à A.K. Coomarswamy, Le Caire, 21 septembre 1937 : « Je vois que votre travail sur la « réincarnation » sera beaucoup plus long que je ne le pensais, car je croyais qu’il ne s’agissait en somme que d’un simple article ; je souhaite que vous puissiez terminer sans trop tarder le volume entier que vous envisagez car il sera certainement fort utile pour rectifier beaucoup d’idées fausses...   - Ceci me fait penser à Mrs. Rhys Davids : j’ai appris dernièrement qu’elle s’occupe beaucoup de « psychisme », pour ne pas dire de spiritisme ; il y a sûrement là l’explication de bien des choses bizarres que j’avais remarquées depuis longtemps dans ses écrits !... »

Lettre de René Guénon à Arturo Reghini, Paris, 13 juillet 1924 (à propos du prof. Banti) : « Enfin, il paraît particulièrement attaché à l’idée de la réincarnation, et je crois qu’il n’y a rien de plus fâcheux pour quelqu’un qui a des prétentions à l’ésotérisme. »

Lettre de René Guénon à un docteur non identifié, Le Caire, 15 juillet 1933 : « Pour voir ce qu’il en est au juste de l’ « interversion » que vous relevez dans la Chhândogya Upanishad, il faudrait pouvoir se reporter au texte même que je n’ai pas ici à ma disposition. D’autre part, pour ce qui paraît prêter à une interprétation « réincarnationniste », cela est certainement imputable aux traducteurs, dont l’incompréhension matérialise le sens de certaines expressions, en réalité toutes symboliques. Ce n’est que du point de vue de la manifestation qu’on peut parler des états multiples d’un l’être, puisque, en dehors de la manifestation, l’être est au-delà de cette multiplicité. Je ne saisis pas très bien cette objection, car je ne vois pas en quoi la « conscience » peut bien intervenir là-dedans (et encore faudrait-il s’entendre sur le sens précis à donner ici au mot "conscience"). Il ne s’agit pas des apparences mais de la réalité dès lors que tels et tels états sont des manifestations d’un même être, qu’importe que cet être, en tant que situé dans ces états, en ait conscience ou non ? Cela, assurément ne change rien à ce qui est. »

Lettre de René Guénon à un docteur non identifié, Le Caire, 1er juillet 1936 : « J’ai trouvé aussi dans la même enveloppe un article sur un soi-disant « cas de réincarnation » ; même si les faits rapportés sont exacts, il est évident qu’ils doivent s’expliquer autrement. Comme l’intervalle n’est pas suffisant pour qu’il puisse s’agir de « mémoire ancestrale », il y aurait là un cas de transfert à peu près complet des éléments psychiques d’une individualité à une autre, qui, pour être exceptionnel, n’a assurément rien d’impossible. »

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