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Publié par Abdoullatif

René Guénon - Sri Ramana Maharshi

Sri Ramana Maharshi. Five Hymns to Sri Arunachala. (Sri Ramanasramam, Tiruvannamalai, South India). – L’auteur de ces hymnes n’est autre que le « Maharishee » dont parle M. Paul Brunton dans son livre, A Search in secret India, dont nous avons rendu compte ici il y a quelque temps. Arunachala est le nom d’une montagne considérée comme lieu sacré et symbole du « Cœur du Monde » ; il représente l’immanence de la « Conscience Suprême » dans tous les êtres. Ces hymnes respirent une incontestable spiritualité ; au début, on pourrait croire qu’il s’agit seulement d’une voie de bhakti, mais le dernier englobe toutes les voies diverses, mais nullement exclusives, dans l’unité d’une synthèse procédant d’un point de vue vraiment universel. Dans la préface de cette traduction, M. Grant Duff oppose d’heureuse façon la spiritualité orientale à la philosophie occidentale ; il n’est que trop vrai que les subtilités de la dialectique ne servent guère qu’à faire perdre du temps ! (René Guénon, Études Traditionnelles, 1935)

Sri Ramana Maharshi. Truth Revealed (Sad-Vidyâ). (Sri Ramanasramam, Tiruvannamalai, South India). – Nous avons signalé, il y a quelques mois, la traduction des cinq hymnes du « Maharshi » ; nous avons ici celle d’une œuvre portant plus directement sur les principes doctrinaux, et condensant, sous la forme d’une brève série d’aphorismes, l’enseignement essentiel concernant la « Réalité Suprême », ou la « Conscience Absolue » qui doit être réalisée comme le « Soi ». (René Guénon, Études Traditionnelles, 1936)

Kavyakanta Ganapati Muni. Sri Ramana Gita. (Sri Ramanasramam, Tiruvannamalai, South India). – Cet autre petit livre contient une série d’entretiens du « Maharshi » avec quelques-uns de ses disciples, parmi lesquels l’auteur lui-même, sur diverses questions touchant à la réalisation spirituelle et aux moyens d’y parvenir ; nous signalerons spécialement les chapitres concernant hridaya-vidyâ, le « contrôle du mental », les rapports de jnâna et siddha, et l’état du jîvanmukta. Tout cela, qui ne saurait être résumé, peut, comme le contenu du précédent volume, fournir d’excellents points de départ pour la méditation. (René Guénon, Études Traditionnelles, 1936)

Jean Herbert. Quelques grands penseurs de l’Inde moderne. Causeries faites à « Radio-Genève » en juin 1937 (Union des Imprimeries, Frameries, Belgique). – Les conférences réunies dans ce petit volume, évidemment destinées « au grand public », peuvent faire craindre chez leur auteur une certaine tendance à la « vulgarisation » ; et celle-ci impose nécessairement des simplifications excessives, dont certains sujets ne s’accommodent guère. Ainsi, est-il bien exact de présenter comme des « penseurs », au sens que ce mot a en Occident, Shrî Râmakrishna, Shrî Ramana Maharshi, Shrî Aurobindo, dont il est question ici, ou, ne sont-ils pas plutôt, les deux premiers surtout, quelque chose de tout différent, dont il n’est assurément guère possible de donner une idée « au grand public » européen ? Ainsi encore, il est erroné de dire que Shrî Râmakrishna « abandonna l’hindouisme » à un certain moment, et qu’il se « fit chrétien », puis musulman ; la vérité est tout autre, ainsi que M. Ananda K. Coomaraswamy l’a expliqué ici même ; mais il serait certes bien difficile de faire comprendre ce qu’il en est à des auditeurs non préparés. Nous n’y insisterons donc pas davantage, et nous ferons seulement encore une autre remarque : au sujet de Shrî Ramana Maharshi, M. Herbert dit que son enseignement « offre cette particularité remarquable de prétendre n’apporter absolument rien de nouveau » ; or, ceci, bien loin d’être une « particularité », est au contraire la seule attitude normale et valable dans toute civilisation traditionnelle ; et, ajouterons-nous, c’est précisément pour cela qu’il ne peut y avoir là de « penseurs » ni surtout d’inventeurs de systèmes philosophiques, c’est-à-dire d’hommes qui mettent l’originalité individuelle au-dessus de la vérité. (René Guénon, Études Traditionnelles, 1937)

Sri Ramana Maharshi. Five Hymns to Sri Arunachala. Translated from the Tamil original (Sri Ramanasramam, Tiruvannamalai, South India). – Nous avons déjà, lors de la publication de la première édition de la traduction anglaise, parlé de ces hymnes adressés à la montagne sacrée d’Arunachala considérée comme symbolisant le « Cœur du Monde » ; la seconde édition, qui vient de paraître, a été grandement améliorée, tant sous le rapport de la correction du langage que sous celui de la justesse de l’expression, et, en outre, quelques commentaires qui trahissaient une certaine influence d’idées occidentales ont été heureusement rectifiés dans un sens plus traditionnel, et certainement plus conforme à la véritable pensée de l’auteur. (René Guénon, Études Traditionnelles, décembre 1938)

Sri Ramana Maharshi. Upadesa Saram. With English translation and notes by B. V. Narasimhaswami. (Sri Ramanasramam, Tiruvannamalai, South India). – L’Upadesa Saram est un résumé, en trente courtes stances, de l’enseignement de Sri Ramana sur le développement spirituel de l’être humain ; il définit les différentes « voies » (mârgas) et montre qu’elles tendent toutes au même but, qui est toujours en définitive, « l’absorption dans la source ou le cœur de l’existence », qui est identique au Suprême Brahma. L’absorption permanente implique l’« extinction du mental » (manonâsha) et, par suite, de l’individualité comme telle ; mais cette « extinction », bien loin de laisser un vide après elle, fait au contraire apparaître une « plénitude » (prâna) véritablement infinie, qui n’est autre que le « Soi », et qui est la parfaite unité de Sat-Chit-Ananda ; c’est là, l’ultime résultat de la « recherche » (vichâra) de la nature réelle de l’être, correspondant au « Tu es Cela » (Tat twam asi) des Upanishads. (René Guénon, Études Traditionnelles, décembre 1938)

Sri Ramana Maharshi. Who am I ? Translated by S. Seshu Iyer (Sri Ramanasramam Tiruvannamalai, South India). – Cette brochure contient les précisions données par Sri Ramana, en réponse aux questions d’un de ses disciples sur la « voie de recherche » (vichâramârga) qu’il préconise plus particulièrement : l’être qui, cherchant à connaître sa véritable nature, se demande ce qu’il est réellement, ce qui constitue son essence même, doit se rendre compte tout d’abord et successivement qu’il n’est pas le corps, ni la forme subtile, ni la force vitale (prâna), ni le mental, ni même l’ensemble de potentialités qui subsistent à l’état indifférencié dans le sommeil profond ; il ne peut donc être identifié qu’avec ce qui subsiste après que tous ces éléments adventices ont été éliminés, c’est-à-dire la pure conscience qui est Sat-Chit-Ananda. C’est le « Soi » (Âtmâ), qui réside dans le cœur (hridaya) et qui est l’unique source de toutes les manifestations mentales, vitales, psychiques et corporelles ; il peut être atteint par la concentration et la méditation, et l’état d’« absorption » dans ce « Soi » n’a rien de commun avec l’exercice de facultés ou « pouvoirs » psychiques quelconques, ni, ajouterons-nous pour prévenir une autre erreur d’interprétation trop fréquente en occident, avec un état « psychologique », puisqu’il est essentiellement au-delà du mental. En fait, il s’agit là d’une voie de Jnâna-Yoga qui se trouve indiquée très explicitement dans les Upanishads mêmes, et qui pourrait être décrite « techniquement » comme un processus de résorption graduelle de l’extérieur vers l’intérieur, jusqu’au centre même de l’être ; elle aboutit finalement à la connaissance du « Soi » et à la réalisation de sa vraie nature (swarûpa), réalisation qui est la Délivrance (Mukti). (René Guénon, Études Traditionnelles, décembre 1938)

Ramananda Swarnagiri. Crumbs from His table. (Sri K. S. Narayanaswami Iyer, Trichinopoly, South India). – C’est le récit d’une série d’entretiens avec Sri Ramana, dans lesquels la méthode de vichâra dont nous venons de parler est en quelque sorte « mise en action », et où sont traitées des questions telles que celles de la « foi » (shraddhâ) qui est nécessaire à l’obtention de la connaissance, du contrôle du mental et de la différence qui existe entre sa stabilisation temporaire (manolaya) et son « extinction » permanente (manonâsha), des obstacles qui s’opposent à la réalisation du « Soi » et qui peuvent être surmontés par une concentration constante, du sommeil profond et des différents degrés de samâdhi. Ce qui semble surtout particulier à l’enseignement de Sri Ramana, c’est son insistance habituelle à faire entreprendre dès le début la méthode de vichâra, au lieu de s’arrêter tout d’abord à des procédés préliminaires de « purification » corporelle, psychique et mentale, bien qu’il n’en reconnaisse pas moins la nécessité de ceux-ci, et que plusieurs de ses principaux disciples aient d’ailleurs déclaré expressément que cette méthode directe ne convient pas à tous ; et, comme le fait remarquer l’auteur, Sri Ramana n’a jamais contesté la légitimité des autres méthodes, mais au contraire, comme nous l’avons vu plus haut, il affirme que, plus ou moins directement, elles conduisent toutes au même but final. (René Guénon, Études Traditionnelles, décembre 1938)

K. Sat-Darshana Bhashya and Talks with Maharshi, with forty verses in praise of Sri Ramana. (Sri Ramanasramam, Tiruvannamalai, South India). – Les conversations rapportées dans la première partie de ce livre traitent encore de sujets analogues à ceux que nous venons de mentionner : les relations entre le vichâra et la « Grâce » qui y répond intérieurement, les deux mouvements s’exerçant en quelque sorte corrélativement en sens contraire ; l’identité du Sad-guru avec le « Soi » ; le caractère positif de l’état de « silence » (mauna), qui ne doit aucunement être confondu avec une simple inactivité ; la demeure du « Soi » dans le centre désigné symboliquement comme le « cœur » ; la différence entre les Siddhis au sens ordinaire, « pouvoirs » recherchés pour eux-mêmes et qui ne sont que des obstacles à la réalisation, les Siddhis se produisant naturellement et normalement comme manifestations contingentes d’un certain état intérieur, et la plus haute signification de ce même terme (Jnâna-siddhi) qui est la réalisation même du « Soi ». La seconde partie est une traduction commentée du Sat-Darshana Bhashya, qui, écrit d’abord en tamil par Sri Ramana, fut rendu en sanscrit par son disciple Vasishta Ganapati Muni, et qui est, comme son titre l’indique, un « discours sur la perception de la vérité » : partant de la distinction de Dieu, du monde manifesté et de l’« âme » (jîva), il s’agit de la dépasser pour atteindre la Réalité suprême qui, dans sa « non-dualité » absolue, est la source et le support de tout ce qui existe ; cette Réalité est le « Soi », qui apparaît quand le « moi » et ses limitations se sont évanouis ; le jîvanmukta, ayant réalisé le « Soi », est un avec le Suprême, et sa condition et son mode d’action sont incompréhensibles au mental ; cet état de réalisation est toujours le même, qu’il soit obtenu dans cette Vie ou dans quelque autre monde, et il n’y a aucune distinction de degrés dans la Délivrance, qui est l’identité consciente de l’être avec la suprême Vérité. (René Guénon, Études Traditionnelles, décembre 1938)

B. V. Narasimha Swami. Self Realisation : Life and teachings of Ramana Maharshi. (Sri Ramanasramam, Tiruvannamalai, South India). – Ce livre est une biographie de Sri Ramana : sa « vocation » soudaine à l’âge de dix-sept ans, sa retraite à Arunachala et les difficultés de tout genre qu’il eut à surmonter pour y persévérer, ses relations avec ses disciples et les instructions qu’il leur donne, la façon dont il traite les animaux, la description de la vie à l’âshrama, tout cela ne saurait assurément être résumé en quelques lignes, et nous ne pouvons que conseiller la lecture du livre lui-même à ceux qui voudront se faire une idée quelque peu complète de la « personnalité » du Maharshi. Ce qu’il nous paraît spécialement important de remarquer, c’est que, en raison de son caractère de « spontanéité », la réalisation de Sri Ramana représente une voie en quelque sorte exceptionnelle, et aussi que, sans doute à cause de cela même, il semble exercer surtout ce qu’on pourrait appeler une « action de présence », car, bien qu’il réponde toujours volontiers aux questions qui lui sont posées, on ne saurait dire qu’il donne à proprement parler un enseignement régulier. Ses disciples sont d’ailleurs extrêmement divers sous tous les rapports, et il laisse toujours à chacun la plus grande liberté, ce qui, il faut bien le dire, produit des résultats fort différents aussi suivant les individus ; mais, somme toute, n’est-il pas inévitable que chacun ne recueille que les bénéfices qui correspondent à sa propre capacité ? (René Guénon, Études Traditionnelles, décembre 1938)

« Who ». Mahâ Yoga, or the Upanishadic lore in the light of the teachings of Maharshi Ramana. (The New Light Publishing House, Pudukotah, South India). – L’auteur de ce petit livre trouve, et non sans raison, une confirmation de la doctrine des Upanishads dans la vie et les enseignements de Sri Ramana ; mais où son point de vue peut sembler quelque peu étrange, c’est quand il déclare que ce sont ces derniers qui, pour les disciples du Maharshi, constituent la « Révélation » faisant autorité avant tout, et que l’ancienne doctrine vaut pour eux en raison de son accord avec ces mêmes enseignements ; il y a là une sorte de renversement des rapports qui n’indique pas une notion très juste de l’orthodoxie traditionnelle. Aussi convient-il, pensons-nous, de laisser à l’auteur seul toute la responsabilité de ses interprétations, du moins dans la mesure où elles sont affectées d’un certain « modernisme », et de divers rapprochements peu justifiés avec des conceptions philosophiques et psychologiques occidentales, qui témoignent aussi du même esprit. Tout en reconnaissant ce que son ouvrage contient par ailleurs de très digne d’intérêt, il est permis de regretter que le sujet n’ait pas été traité, dans l’ensemble, d’une façon plus conforme à la doctrine même à laquelle il se rapporte directement ; et peut-être faut-il voir là un des effets les moins heureux de cette absence d’enseignement régulier à laquelle nous faisions allusion tout à l’heure, et qui ne permet pas de donner en pareil cas à la qualité de « disciple », si hautement revendiquée soit-elle, toute la plénitude de sa signification. (René Guénon, Études Traditionnelles, décembre 1938)

Sri Ramana Maharshi. A Catechism of Enquiry. (Sriramanasramam, Tiruvannamalai, South India). – Ce petit volume est la traduction d’instructions données par Sri Ramana à un de ses disciples pour le guider dans la recherche du « Soi », recherche qui doit conduire finalement à la réalisation de la véritable nature de l’être. Le « Soi » étant identique au « Suprême », toute adoration du « Suprême » n’est elle-même, au fond, pas autre chose qu’une forme de la recherche du « Soi » ; celle-ci, quels que soient d’ailleurs les moyens par lesquels elle est poursuivie, constitue l’unique méthode qui permette d’écarter graduellement tous les obstacles et de parvenir à la « Délivrance ». L’essence de ces enseignements peut être résumée en ces mots : « Réalise la parfaite Béatitude par la méditation constante sur le Soi ». (René Guénon, Études Traditionnelles, Janvier 1940)

Sri Ramana Maharshi. A Catechism of Instruction. (Sriramanasramam, Tiruvannamalai, South India). – Cet autre livre a été composé en rassemblant les enseignements donnés par Sri Ramana en réponse à des questions posées par ses disciples ; les principaux sujets qui y sont traités sont : les caractères essentiels de l’instruction spirituelle (upadêsha) et les marques distinctives du Guru ; la méthode de réalisation (sâdhana) avec ses divers modes, et notamment le vichâra-mârga, c’est-à-dire la recherche du « Soi » dont il est question ci-dessus ; l’« expérience » (anubhava), c’est-à-dire la réalisation elle-même à ses différents stades ; enfin, le caractère de l’état de celui qui demeure fermement établi dans la Connaissance (ârûdhasthiti), état immuable qui est celui de complète identité ou d’absorption dans le « Soi ». Nous regrettons un peu l’emploi du mot « catéchisme » dans le titre de ces deux volumes (dont le second seul, d’ailleurs, est rédigé sous la forme « catéchistique » de questions et de réponses), car, en Occident, il évoquera presque inévitablement l’idée d’un enseignement purement exotérique et même tout à fait élémentaire ; il y a ainsi des « associations » dont il faut tenir compte si l’on veut éviter les équivoques, et dont malheureusement, les Orientaux qui écrivent dans les langues occidentales ne se méfient pas toujours assez. (René Guénon, Études Traditionnelles, Janvier 1940)

Shrî Ramana Maharshi. Maharshi’s Gospel. (Sriramanasraman, Tiruvannamalai, South India). – Ce petit volume a été publié à l’occasion du soixantième anniversaire de Shrî Ramana, le 27 décembre 1939 ; c’est, comme la plupart des précédents, un recueil de réponses données par lui à des questions posées par différents disciples. Les principaux sujets auxquels elles se rapportent sont la renonciation aux fruits de l’action, le silence et la solitude, le contrôle du mental, les rapports de Bhakti et de Jnâna, le « Soi » et l’individualité, la réalisation du « Soi », le rôle du Guru dans sa double signification « extérieure » et « intérieure ». Nous noterons en particulier l’enseignement donné au sujet de l’action : ce n’est pas celle-ci, en elle-même, qui est un empêchement à la réalisation, mais l’idée que c’est « moi », qui agis, et l’effort qui est fait pour s’abstenir de l’action aussi bien que pour agir ; l’action accomplie avec un parfait détachement n’affecte pas l’être. Signalons aussi ce qui concerne les effets de ce que nous pouvons appeler une « action de présence » : la communication de la Connaissance ne peut s’opérer réellement que dans le silence, par un rayonnement de force intérieure qui est incomparablement plus puissant que la parole et toutes les autres manifestations d’une activité extérieure quelconque ; c’est là, en somme, la véritable doctrine du « non-agir ». (René Guénon, Études Traditionnelles, Avril 1940)

Shrî Ramana Maharshi. Who am I ? (Sriramanasraman, Tiruvannamalai, South India). – Dans la nouvelle édition de cette brochure, la traduction a été améliorée et même refaite presque entièrement ; il y a peut-être lieu de regretter seulement qu’on y ait laissé l’indication d’un moins grand nombre de termes sanscrits que dans la première version, car c’est là quelque chose qui aide toujours beaucoup à préciser le sens. D’autre part, on a ajouté à la fin la traduction anglaise d’un poème sur la « Connaissance du Soi » composé par Shrî Ramana à la requête d’un de ses disciples. (René Guénon, Études Traditionnelles, Avril 1940)

Études sur Ramana Maharshi. Volume premier : Swâmî Siddheswarânanda ; Dr Sarma K. Lakshman ; Swâmî Tapasyananda. Introduction et traduction de Jean Herbert. (Union des Imprimeries, Frameries, Belgique). – Dans l’introduction, M. Jean Herbert s’excuse de ne publier que des études sur Shrî Râmana au lieu des écrits mêmes de celui-ci ; il est certain que ces écrits sont fort peu nombreux, et que même les divers recueils de ses enseignements oraux qui ont été publiés jusqu’ici ne représentent encore que quelque chose de très fragmentaire et incomplet ; nous nous demandons pourtant si vraiment ce sont là les seules raisons de cette abstention, et ce qui pourrait donner à penser qu’il doit y en avoir d’autres, c’est la critique plutôt amère qui est faite ici de l’entourage du Maharshi… Il est d’ailleurs tout à fait exact que celui-ci « n’accepte aucun disciple » au vrai sens de ce mot, quoique beaucoup de gens revendiquent trop facilement cette qualité ; nous doutons même qu’il y ait lieu d’« espérer qu’un jour viendra où il acceptera d’assumer le rôle de guru », car il semble bien que, s’il n’exerce que ce que nous avons déjà appelé une « action de présence », ce soit en raison même du caractère très exceptionnel de la voie qu’il a suivie. – La partie principale de ce premier volume est constituée par une traduction, un peu modifiée sur certains points, du livre que le Dr Sarma K. Lakshman a fait paraître précédemment en anglais sous le titre de Mahâ-Yoga et sous le pseudonyme de Who : nous en avons déjà parlé, et nous avons indiqué alors les réserves qu’il y a lieu de faire à son sujet au point de vue doctrinal ; nous n’y reviendrons donc pas, si ce n’est pour rappeler qu’il ne faut pas le considérer autrement que comme l’expression des vues propres de son auteur. Cette traduction est encadrée entre une préface et un appendice ; dans la première, le Swâmi Siddheswarânanda s’attache à caractériser la voie et l’attitude de Shrî Râmana, et il relève aussi, d’une façon tout à fait juste, les erreurs commises par un écrivain qui a prétendu l’apprécier au point de vue de la « mystique » occidentale ; quant à l’appendice du Swâmî Tapasyânanda, il donne une impression tellement « réticente » qu’on ne peut s’empêcher de se demander pourquoi il a été écrit ! (René Guénon, Études Traditionnelles, Année 1945-1946)

[René Guénon, Comptes-rendus de livres concernant Sri Ramana Maharshi parus dans la revue Études Traditionnelles de 1935 à 1945. Réunis dans le recueil posthume Études sur l’Hindouisme.]

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