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Publié par Abdoullatif

Abdelkader1Recommandation 40 : Des recommandations prophétiques Muhammadiennes à l’imam ‘Ali (1).

 

On nous a rapporté que Ali Ibn Abi Talib – qu’Allah soit satisfait de lui - a dit ceci : L’Envoyé de Dieu – qu’Allah prie sur lui et le salue ! -  m’avait fait des recommandations et il m’a dit :

 

Ô Ali ! Je te fais une recommandation, retiens-la donc ! Car tu ne cesseras d’être bien tant que tu la retiendras.

 

Ô Ali ! Trois signes distinguent le croyant : la prière, le jeûne et l’aumône légale. Celui qui affecte a trois signe : il flatte en présence de son interlocuteur, le calomnie en son absence et se réjouit du malheur d’autrui. Trois signes distinguent l’injuste ; il opprime celui qui est inférieur, désobéi à celui qui lui est supérieur et seconde les injustes. Trois signes distinguent le sournois : il est actif devant les gens, nonchalant lorsqu’il est seul et aime qu’on le loue dans toutes les situations. Et quand à l’hypocrite, trois signes le distinguent : lorsqu’il rapporte quelque chose il ment, lorsqu’il promet il ne tient pas sa promesse et lorsqu’on lui confie quelque chose il trahit.

 

Ô Ali ! Trois signes distinguent le paresseux : il traîne jusqu’à négliger, il néglige jusqu’à faire perdre et fait perdre jusqu’à pécher. Quand à l’homme raisonnable il ne lui convient de regarder fixement que dans trois situations : une tâche pour l’existence ou un plaisir non interdit ou un pas vers le retour ultime.

 

Ô Ali ! La certitude implique que tu ne doives satisfaire personne en courrouçant Dieu, que tu ne loues personne pour ce que Dieu t’a accordé et que tu ne critiques personne pour ce que Dieu ne t’a pas accordé. En effet, les subsistances ne sont pas assurées par la convoitise du convoiteur ou chassées par la hargne d’un haineux. Dieu – qu’Il soit glorifié et magnifié – a placé l’apaisement et la délivrance dans la certitude et l’acceptation de ce qui est alloué par Dieu et Il a placé le souci et la tristesse dans le fait de se courroucer devant ce qui est alloué par Dieu.

 

Ô Ali ! Aucune pauvreté n’est plus grave que l’ignorance ; aucun bien n’est meilleur que la raison ; aucune solitude n’est plus effarouchante que la fatuité ; aucune manifestation n’est plus sûre que la consultation ; aucune croyance n’est comme la certitude ; aucun scrupule n’est comme l’abstinence ; aucune filiation n’est comme le bon caractère ; aucune adoration n’est comme la méditation.

 

Ô Ali ! Chaque chose a son fléau : le fléau du discours est le mensonge, le fléau de la science est l’oubli, le fléau de la dévotion est la sournoiserie, le fléau de la sagacité est l’égotisme, le fléau du courage est l’oppression, le fléau de la bonté est le rappel des bienfaits, le fléau de la beauté est l’arrogance, le fléau de la descendance est la fierté, le fléau de la pudeur est la faiblesse, le fléau de la générosité est la fierté, le fléau de la bienfaisance c’est l’avarice, le fléau de la largesse est l’excès, le fléau de l’adoration est l’orgueil et le fléau de la foi est la passion.

 

(Cheikh Muhyî-d-Dîn Ibn Arabî, Kitâb al-wasâyâ, traduit de l’arabe par Mohamed al-Fateh : Paroles en Or, édition Iqra).

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