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Publié par Abdoullatif

tao-big-dipper.jpgBien que, comme nous l’avons dit dès le début, nous n’ayons pas l’intention d’étudier spécialement ici le symbolisme rituélique de la Tien-ti-houei, il s’y trouve cependant un point sur lequel nous tenons à attirer l’attention, car il se réfère nettement à un symbolisme « polaire » qui n’est pas sans rapport avec quelques-unes des considérations que nous avons exposées. Le caractère « primordial » d’un tel symbolisme, quelles que soient les formes particulières qu’il peut revêtir, apparaît notamment par ce que nous avons dit au sujet de l’orientation ; et cela est facile à comprendre, puisque le centre est le « lieu » qui correspond proprement à l’« état primordial », et que d’ailleurs le centre et le pôle sont au fond une seule et même chose, car il s’agit toujours en cela du point unique qui demeure fixe et invariable dans toutes les révolutions de la « roue du devenir (1) ». Le centre de l’état humain peut donc être représenté comme le pôle terrestre, et celui de l’Univers total comme le pôle céleste ; et l’on peut dire que le premier est ainsi le « lieu » de l’« homme véritable », et le second celui de l’« homme transcendant ». En outre, le pôle terrestre est comme le reflet du pôle céleste, puisque, en tant qu’il est identifié au centre, il est le point où se manifeste directement l’« Activité du Ciel » ; et ces deux pôles sont joints l’un à l’autre par l’« Axe du Monde », suivant la direction duquel s’exerce cette « Activité du Ciel (2) ». C’est pourquoi des symboles stellaires, qui appartiennent proprement au pôle céleste, peuvent être rapportés aussi au pôle terrestre, où ils se réfléchissent, si l’on peut s’exprimer ainsi, par « projection » dans le domaine correspondant. Dès lors, sauf dans les cas où ces deux pôles sont expressément marqués par des symboles distincts, il n’y a pas lieu de les différencier, le même symbolisme ayant ainsi son application à deux degrés différents d’universalité ; et ceci, qui exprime l’identité virtuelle du centre de l’état humain avec celui de l’être total (3), correspond aussi, en même temps, à ce que nous disions plus haut, que, du point de vue humain, l’« homme véritable » ne peut être distingué de la « trace » de l’« homme transcendant ».

 

Dans l’initiation à la Tien-ti-houei, le néophyte, après être passé par différentes étapes préliminaires, dont la dernière est désignée comme le « Cercle du Ciel et de la Terre » (Tien-ti-kiuen), arrive finalement à la « Cité des Saules » (Mou-yang-tcheng), qui est aussi appelée la « Maison de la Grande Paix » (Tai-ping-chouang) (4). Le premier de ces deux noms s’explique par le fait que le saule est, en Chine, un symbole d’immortalité ; il équivaut donc à l’acacia dans la Maçonnerie, ou au « rameau d’or » dans les mystères antiques (5) ; et, en raison de cette signification, la « Cité des Saules » est proprement le « séjour des Immortels (6) ». Quant à la seconde dénomination, elle indique aussi clairement que possible qu’il s’agit d’un lieu considéré comme « central (7) », car la « Grande Paix » (en arabe Es-Sakînah) (8) est la même chose que la Shekinah de la Kabbale hébraïque, c’est-à-dire la « présence divine » qui est la manifestation même de l’« Activité du Ciel », et qui, comme nous l’avons déjà dit, ne peut résider effectivement que dans un tel lieu, ou dans un « sanctuaire » traditionnel qui lui est assimilé. Ce centre peut d’ailleurs représenter, d’après ce que nous venons de dire, soit celui du monde humain, soit celui de l’Univers total ; le fait qu’il est au-delà du « Cercle du Ciel et de la Terre » exprime, suivant la première signification, que celui qui y est parvenu échappe par là même au mouvement de la « roue cosmique » et aux vicissitudes du yin et du yang, donc à l’alternance des vies et des morts qui en est la conséquence, de sorte qu’il peut être dit véritablement « immortel (9) » ; et, suivant la seconde signification, il y a là une allusion assez explicite à la situation « extra-cosmique » du « faîte du Ciel ».

 

(1) Pour ce qui concerne plus particulièrement le symbolisme du pôle, nous renverrons à notre étude sur Le Roi du Monde.

(2) Ce sont les deux extrémités de l’essieu du « char cosmique », lorsque les deux roues de celui-ci représentent le Ciel et la Terre, avec la signification qu’ont ces deux termes dans le Tribhuvana.

(3) Voir les considérations que nous avons exposées à ce sujet dans Le Symbolisme de la Croix.

(4) Voir B. Favre, Les Sociétés secrètes en Chine, ch. VIII. - L’auteur a bien vu ce qu’est le symbole du boisseau dont il sera question tout à l’heure, mais il n’a pas su en dégager les conséquences les plus importantes.

(5) Cf. L’Ésotérisme de Dante, ch. V.

(6) Sur le « séjour d’immortalité », cf. Le Roi du Monde, ch. VII et Le Règne de la Quantité et les Signes des Temps, ch. XXIII.

(7) Dans le symbolisme maçonnique, l’acacia se trouve aussi dans la « Chambre du Milieu ».

(8) Cf. Le Roi du Monde, ch. III, et Le Symbolisme de la Croix, ch. VII et VIII. - C’est aussi la Pax profunda des Rose-Croix ; et l’on se souviendra, d’autre part, que le nom de la « Grande Paix » (Tai-ping) fut adopté, au XIXe siècle, par une organisation émanée de la Pe-lien-houei.

(9) Ce n’est encore, pour l’« homme véritable », que l’immortalité virtuelle, mais qui deviendra pleinement effective par le passage direct, à partir de l’état humain, à l’état suprême et inconditionné (cf. L’Homme et son devenir selon le Vêdânta, ch. XVIII).

 

Maintenant, ce qui est encore très remarquable, c’est que la « Cité des Saules » est représentée rituéliquement par un boisseau rempli de riz, et dans lequel sont plantés divers étendards symboliques (10) ; cette figuration peut sembler plutôt étrange, mais elle s’explique sans peine dès qu’on sait que le « Boisseau » (Teou) est, en Chine, le nom de la Grande Ourse (11). Or on sait quelle est l’importance donnée traditionnellement à cette constellation ; et, dans la tradition hindoue notamment, la Grande Ourse (sapta-riksha) est regardée symboliquement comme la demeure des sept Rishis, ce qui en fait bien un équivalent du « séjour des Immortels ». De plus, comme les sept Rishis représentent la sagesse « supra-humaine » des cycles antérieurs au nôtre, c’est aussi comme une sorte d’« arche » dans laquelle est renfermé le dépôt de la connaissance traditionnelle, afin d’assurer sa conservation et sa transmission d’âge en âge (12) ; par là encore, c’est une image des centres spirituels qui ont en effet cette fonction, et, avant tout, du centre suprême qui garde le dépôt de la Tradition primordiale.

 

À ce propos, nous mentionnerons un autre symbolisme « polaire » non moins intéressant, qui se trouve dans les anciens rituels de la Maçonnerie opérative : d’après certains de ces rituels, la lettre G est figurée au centre de la voûte, au point même qui correspond à l’Étoile polaire (13) ; un fil à plomb, suspendu à cette lettre G, tombe directement au centre d’un swastika tracé sur le plancher, et qui représente ainsi le pôle terrestre (14) : c’est le « fil à plomb du Grand Architecte de l’Univers », qui, suspendu au point géométrique de la « Grande Unité (15) », descend du pôle céleste au pôle terrestre, et est ainsi la figure de l’« Axe du Monde ». Puisque nous avons été amené à parler de la lettre G, nous dirons que ce devrait être en réalité un iod hébraïque, auquel elle fut substituée, en Angleterre, par suite d’une assimilation phonétique de iod avec God, ce qui d’ailleurs, au fond, n’en change pas le sens (16) ; les interprétations diverses qui en sont données ordinairement (et dont la plus importante  est celle qui se réfère à la « Géométrie »), n’étant pour la plupart possibles que dans les langues occidentales modernes, ne représentent, quoi qu’en disent certains (17), que des acceptions secondaires qui sont venues accessoirement se grouper autour de cette signification essentielle (18). La lettre iod, première du Tétragramme, représente le Principe, de sorte qu’elle est regardée comme constituant à elle seule un nom divin ; elle est d’ailleurs en elle-même, par sa forme, l’élément principiel dont sont dérivées toutes les autres lettres de l’alphabet hébraïque (19). Il faut ajouter que la lettre correspondante I de l’alphabet latin est aussi, tant par sa forme rectiligne que par sa valeur dans les chiffres romains, un symbole de l’Unité (20) ; et ce qui est au moins curieux, c’est que le son de cette lettre est le même que celui du mot chinois i, qui, comme nous l’avons vu, signifie également l’unité, soit dans son sens arithmétique, soit dans sa transposition métaphysique (21). Ce qui est peut-être plus curieux encore, c’est que Dante, dans la Divine Comédie, fait dire à Adam que le premier nom de Dieu fut I (22) (ce qui correspond encore, d’après ce que nous venons d’expliquer, à la « primordialité » du symbolisme « polaire »), le nom qui vint ensuite étant El, et que Francesco da Barberino, dans son Tractatus Amoris, s’est fait représenter lui-même dans une attitude d’adoration devant la lettre I (23). Il est maintenant facile de comprendre ce que cela signifie : qu’il s’agisse du iod hébraïque ou du i chinois, ce « premier nom de Dieu », qui était aussi, selon toute vraisemblance, son nom secret chez les Fedeli d’Amore, n’est pas autre chose, en définitive, que l’expression même de l’Unité principielle (24).

 

(10) On pourrait faire ici un rapprochement avec les étendards du « Camp des Princes » dans le « tableau » du 32ème degré de la Maçonnerie écossaise, où, par une coïncidence plus extraordinaire encore, on trouve au surplus, parmi plusieurs mots étranges et difficiles à interpréter, le mot Salix qui signifie précisément « saule » en latin ; nous ne voulons d’ailleurs tirer aucune conséquence de ce dernier fait, que nous indiquons seulement à titre de curiosité. - Quant à la présence du riz dans le boisseau, elle évoque les « vases d’abondance » des diverses traditions dont l’exemple le plus connu en Occident est le Graal, et qui ont aussi une signification « centrale » (voir Le Roi du Monde, ch. V) ; le riz représente ici la « nourriture d’immortalité », qui a d’ailleurs pour équivalent le « breuvage d’immortalité ».

(11) Il n’y a là aucun « calembour », contrairement à ce que dit B. Favre ; le boisseau est bien réellement ici le symbole même de la Grande Ourse, comme la balance le fut à une époque antérieure, car, suivant la tradition extrême-orientale, la Grande Ourse était appelée « Balance de jade », c’est-à-dire, selon la signification symbolique du jade, Balance parfaite (comme ailleurs la Grande Ourse et la Petite Ourse furent assimilées aux deux plateaux d’une balance), avant que ce nom de la Balance fût transféré à une constellation zodiacale (cf. Le Roi du Monde, ch. X).

(12) Le riz (qui équivaut naturellement au blé dans d’autres traditions) a aussi une signification en rapport avec ce point de vue, car la nourriture symbolise la connaissance, la première étant assimilée corporellement par l’être comme la seconde l’est intellectuellement (cf. L’Homme et son devenir selon le Vêdânta, ch. IX). Cette signification se rattache d’ailleurs immédiatement à celle que nous avons déjà indiquée : en effet, c’est la connaissance traditionnelle (entendue au sens de connaissance effective et non pas simplement théorique) qui est la véritable « nourriture d’immortalité », ou, suivant l’expression évangélique, le « pain descendu du Ciel » (Saint Jean, VI), car « l’homme ne vit pas seulement de pain (terrestre), mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu » (Saint Matthieu, IV, 4 ; Saint Luc, IV, 4), c’est-à-dire, d’une façon générale, qui émane d’une origine « supra-humaine ». - Signalons à ce propos que l’expression ton arton ton epiousion, dans le texte grec du Pater, ne signifie nullement « le pain quotidien », comme on a l’habitude de la traduire, mais bien littéralement « le pain supraessentiel » (et non « suprasubstantiel » comme le disent certains, du fait de la confusion sur le sens du terme ousia que nous avons indiquée dans Le Règne de la Quantité et les Signes des Temps, ch. Ier), ou « supracéleste » si l’on entend le Ciel au sens extrême-oriental, c’est-à-dire procédant du Principe même et donnant par conséquent à l’homme le moyen de se mettre en communication avec celui-ci.

(13) La Grande Ourse est aussi, d’autre part, figurée actuellement encore au plafond de beaucoup de Loges maçonniques, même « spéculatives ».

(14) Nous signalons tout particulièrement ceci à l’attention de ceux qui prétendent que nous « faisons du swastika le signe du pôle », alors que nous disons seulement que tel est en réalité son sens traditionnel ; peut-être ne pourront-ils tout de même pas aller jusqu’à supposer que c’est nous qui avons « fait » aussi les rituels de la Maçonnerie opérative !

(15) Ce même point est aussi, dans la Kabbale hébraïque, celui où est suspendue la balance dont il est question dans le Siphra di-Tseniutha, car c’est sur le pôle que repose l’équilibre du monde ; et ce point est désigné comme « un lieu qui n’est pas », c’est-à-dire comme le « non-manifesté », ce qui correspond, dans la tradition extrême-orientale, à l’assimilation de l’Étoile polaire, en tant que « faîte du Ciel », au « lieu » du Principe lui-même ; ceci est également en rapport avec ce que nous avons dit plus haut de la balance à propos de la Grande Ourse. Les deux plateaux de la balance, avec leur mouvement alternatif de montée et de descente, se réfèrent naturellement aux vicissitudes du yin et du yang ; la correspondance avec le yin d’un côté et le yang de l’autre vaut d’ailleurs, d’une façon générale, pour tous les symboles doubles qui présentent une symétrie axiale.

(16) La substitution du G au iod est indiquée notamment, mais sans que la raison en soit expliquée, dans la Récapitulation de toute la Maçonnerie ou description et explication de l’Hiéroglyphe universel du Maître des Maîtres, ouvrage anonyme attribué à Delaulnaye.

(17) Il en est même qui semblent croire que ce n’est qu’après coup que la lettre G aurait été regardée comme l’initiale de God ; ceux-là ignorent évidemment le fait de sa substitution au iod, qui est ce qui lui donne toute sa véritable signification au point de vue ésotérique et initiatique.

(18) Les rituels récents du grade de Compagnon, pour trouver cinq interprétations de la lettre G, lui donnent souvent des sens qui sont plutôt forcés et insignifiants ; ce grade a d’ailleurs été particulièrement maltraité, si l’on peut dire, par suite des efforts qui ont été faits pour le « moderniser ». - Au centre de l’Étoile flamboyante, la lettre G représente le principe divin qui réside dans le « cœur » de l’homme « deux fois né » (cf. Aperçus sur l’Initiation, ch. XLVIII).

(19) On sait que la valeur numérique de cette lettre est 10, et nous renverrons, à ce propos, à ce qui a été dit plus haut sur le symbolisme du point au centre du cercle.

(20) Peut-être aurons-nous quelque jour l’occasion d’étudier le symbolisme géométrique de certaines lettres de l’alphabet latin et l’usage qui en a été fait dans les initiations occidentales.

(21) Le caractère i est aussi un trait rectiligne ; il ne diffère de la lettre latine I qu’en ce qu’il est placé horizontalement au lieu de l’être verticalement. - Dans l’alphabet arabe, c’est la première lettre alif, valant numériquement l’unité, qui a la forme d’un trait rectiligne vertical.

(22) Paradiso, XXVI, 133-134. - Dans une épigramme attribuée à Dante, la lettre I est appelée la « neuvième figure », suivant son rang dans l’alphabet latin, bien que le iod auquel elle correspond soit la dixième lettre de l’alphabet hébraïque ; on sait d’autre part que le nombre 9 avait pour Dante une importance symbolique toute particulière, comme on le voit notamment dans la Vita Nuova (cf. L’Ésotérisme de Dante, ch. II et VI).

(23) Voir Luigi Valli, Il Linguaggio segreto di Dante e dei « Fedeli d’Amore », vol. II, pp. 120-121, où se trouve la reproduction de cette figure.

(24) Ces remarques auraient pu être utilisées par ceux qui ont cherché à établir des rapprochements entre la Tien-ti-houei et les initiations occidentales ; mais il est probable qu’ils les ont ignorées, car ils n’avaient sans doute guère de données précises sur la Maçonnerie opérative, et encore moins sur les Fedeli d’Amore.

 

(René Guénon, La Grande Triade, Chap. XXV : La Cité des Saules)

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André Charpentier 12/02/2013 08:44

Quelques remarques complémentaires sur ce sujet central, donc aussi inépuisable que la Corne d'Abondance.
- La Grande Triade, à côté d' un exposé taoïste, est aussi ( et surtout ?) un traité de pythagorisme. Ces doctrine sont essentiellement semblables en raison de leur commune origine primordiale. .
D'où la référence à Fabre d'Olivet, un pythagoricien "irrégulier", comme d'autres plus tardifs.
A propos de ces similitudes, voir notre "Alchimie des Nombres".
-L'anlogie entre les Pôles céleste et terrestre est soulignée en latin par les "doublets" qui les désignent.
Le Pôle céleste se dit "Fastigium"(= Faîte, ou "clé de voûte" de l'univers), alors que sa "projection" sur terre est le "Vestigium" ( fondation on "trace de pas") Inutile d'insister sur la parenté
des deux termes.. De là le culte de Vesta, fondement de la cité.
- la lettre G se projette sur terre sous la forme de svastika, car tous deux sont des images connues du mouvement cosmique autour du Pôle ( figuré par le fil à plomb maçonnique). Le G est une
spirale ( le Dragon céleste, ou Ouroboros. Et sa valeur dans l'alphabet latin est Sept, le Nombre de la Vierge de Sagesse et des sept Rishis, qui président en effet à la Création tournant autour du
Logos-Un.( la Roue cosmique)..
.
Le Yod polaire occupait bien la dixième place dans l'alphabet grec, mais il en a été délogé par la "disparition" du Digamma ( le waw arabe) à la sixième place. D'où un "glissement" général, qui fit
notamment perdre leur place normale au K (=11) au M et au N ( 13 et 14).
Sur tout cela, voir notre " "E" de Delphes"

- Le symbolisme végétal est également trèsriche en Occident.
Deux exemples : Le Rameau d'Or est assimilé par Virgile ( Celte
d'origine ) au gui des Druides.
Varron, autre pythagoricien du "cercle d'Auguste", se fit enterrer sur un triple lit de feuillage, composé d'Olivier, de Peuplier et de Myrte , respectivement consacrés à Pallas/Minerve, à Hercule
et à Vénus.
Ce que les Maçons ont traduit depuis par "Sagesse, Force, Beauté", et les Chrétiens "exotériques", par " Foi, Espérance, Charité" ( Blanc, Vert, Rouge)