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Publié par Abdoullatif

 René Guénon 11Nous terminerons cette étude par une dernière remarque au sujet de la « Voie du Milieu » : nous avons dit que celle-ci, identifiée à la « Voie du Ciel », est représentée par l’axe vertical envisagé dans le sens ascendant ; mais il y a lieu d’ajouter que ceci correspond proprement au point de vue d’un être qui, placé au centre de l’état humain, tend à s’élever de là aux états supérieurs, sans être encore parvenu à la réalisation totale. Lorsque cet être s’est au contraire identifié avec l’axe par son « ascension », suivant la direction de celui-ci, jusqu’au « faîte du Ciel », il a pour ainsi dire amené par là même le centre de l’état humain, qui a été son point de départ, à coïncider pour lui avec le centre de l’être total. En d’autres termes, pour un tel être, le pôle terrestre ne fait plus qu’un avec le pôle céleste ; et, en effet, il doit nécessairement en être ainsi, puisqu’il est parvenu finalement à l’état principiel qui est antérieur (si l’on peut encore employer en pareil cas un mot qui évoque le symbolisme temporel) à la séparation du Ciel et de la Terre. Dès lors, il n’y a plus d’axe à proprement parler, comme si cet être, à mesure qu’il s’identifiait à l’axe, l’avait en quelque sorte « résorbé » jusqu’à le réduire à un point unique ; mais, bien entendu, ce point est le centre qui contient en lui-même toutes les possibilités, non plus seulement d’un état particulier, mais de la totalité des états manifestés et non-manifestés. C’est seulement pour les autres êtres que l’axe subsiste tel qu’il était, puisqu’il n’y a rien de changé dans leur état et qu’ils sont demeurés dans le domaine des possibilités humaines ; ce n’est donc que par rapport à eux qu’on peut parler de « redescente » comme nous l’avons fait, et il est dès lors facile de comprendre que cette « redescente » apparente (qui est pourtant aussi une réalité dans son ordre) ne saurait aucunement affecter l’« homme transcendant » lui-même.

 

Le centre de l’être total est le « Saint Palais » de la Kabbale hébraïque, dont nous avons parlé ailleurs (1) ; c’est, pourrait-on dire en continuant à employer le symbolisme spatial, la « septième direction », qui n’est aucune direction particulière, mais qui les contient toutes principiellement. C’est aussi, suivant un autre symbolisme que nous aurons peut-être l’occasion d’exposer plus complètement quelque jour, le « septième rayon » du Soleil, celui qui passe par son centre même, et qui, ne faisant à vrai dire qu’un avec ce centre, ne peut être représenté réellement que par un point unique. C’est encore la véritable « Voie du Milieu », dans son acception absolue, car c’est ce centre seul qui est le « Milieu » dans tous les sens ; et, quand nous disons ici « sens », nous ne l’entendons pas seulement des différentes significations dont un mot est susceptible, mais nous faisons aussi allusion, une fois de plus, au symbolisme des directions de l’espace. Les centres des divers états d’existence n’ont en effet le caractère de « Milieu » que par participation et comme par reflet, et, par suite, ils ne l’ont qu’incomplètement ; si l’on reprend ici la représentation géométrique des trois axes de coordonnées auxquels l’espace est rapporté, on peut dire qu’un tel point est le « Milieu » par rapport à deux de ces axes, qui sont les axes horizontaux déterminant le plan dont il est le centre, mais non par rapport au troisième, c’est-à-dire à l’axe vertical suivant lequel il reçoit cette participation du centre total.

 

Dans la « Voie du Milieu », telle que nous venons de l’entendre, il n’y a « ni droite ni gauche, ni avant ni arrière, ni haut ni bas » ; et l’on peut voir facilement que, tant que l’être n’est pas parvenu au centre total, les deux premiers seulement de ces trois ensembles de termes complémentaires peuvent devenir inexistants pour lui. En effet, dès que l’être est parvenu au centre de son état de manifestation, il est au-delà de toutes les oppositions contingentes qui résultent des vicissitudes du yin et du yang (2), et dès lors il n’y a plus « ni droite ni gauche » ; en outre, la succession temporelle a disparu, transmuée en simultanéité au point central et « primordial » de l’état humain (3) (et il en serait naturellement de même de tout autre mode de succession, s’il s’agissait des conditions d’un autre état d’existence), et ainsi l’on peut dire, suivant ce que nous avons exposé à propos du « triple temps », qu’il n’y a plus « ni avant ni arrière » ; mais il y a toujours « haut et bas » par rapport à ce point, et même dans tout le parcours de l’axe vertical, et c’est pourquoi ce dernier n’est encore la « Voie du Milieu » que dans un sens relatif. Pour qu’il n’y ait « ni haut ni bas », il faut que le point où l’être se situe soit identifié effectivement au centre de tous les états ; de ce point part, s’étendant indéfiniment et également dans tous les sens, le « vortex sphérique universel » dont nous avons parlé ailleurs (4), et qui est la « Voie » suivant laquelle s’écoulent les modifications de toutes choses ; mais ce « vortex » lui-même, n’étant en réalité que le déploiement des possibilités du point central, doit être conçu comme tout entier contenu en lui principiellement (5), car, au point de vue principiel (qui n’est aucun point de vue particulier et « distinctif »), c’est le centre qui est le tout. C’est pourquoi, suivant la parole de Lao-tseu, « la voie qui est une voie (pouvant être parcourue) n’est pas la Voie (absolue) (6) », car, pour l’être qui s’est établi effectivement au centre total et universel, c’est ce point unique lui-même, et lui seul, qui est véritablement la « Voie » hors de laquelle il n’est rien.

 

(1) Le Roi du Monde, ch. VII, et Le Symbolisme de la Croix, ch. IV.

(2) Cf. Le Symbolisme de la Croix, ch. VII. - On pourrait, si l’on veut, prendre comme type de ces oppositions celle du « bien » et du « mal », mais à la condition d’entendre ces termes dans leur acception la plus étendue, et de ne pas s’en tenir exclusivement au sens simplement « moral » qu’on leur donne le plus ordinairement ; encore ne serait-ce là rien de plus qu’un cas particulier, car, en réalité, il y a bien d’autres genres d’oppositions qui ne peuvent aucunement se ramener à celui-là, par exemple celles des éléments (feu et eau, air et terre) et des qualités sensibles (sec et humide, chaud et froid).

(3) Cf. Le Règne de la Quantité et les Signes des Temps, ch. XXIII.

(4) Le Symbolisme de la Croix, ch. XX.

(5) C’est encore ici un cas de « retournement » symbolique résultant du passage de l’« extérieur » à l’« intérieur », car ce point central est évidemment « intérieur » par rapport à toutes choses, bien que d’ailleurs, pour celui qui y est parvenu, il n’y ait plus réellement ni « extérieur » ni « intérieur », mais seulement une « totalité » absolue et indivisée.

(6) Tao-te-king, ch. Ier.

 

(René Guénon, La Grande Triade, Chap. XXVI : La Voie du Milieu).

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charpentier 23/06/2014 11:24

P.S.
Voir aussi les commentaires du "Grain de sénevé".
Pour mon site, taper: ta tradition pythagoricienne ,André Charpentier

charpentier 23/06/2014 11:15

J'ajoute à mon commentaire déjà ancien quelques précisions utiles à sa compréhension.
Vous trouverez les illustrations des carrés magiques dans' "Alchimie des Nombres",
que vous trouverez sur mon site , ou encore
Vous trouverez en tête de cet ouvrage le diagramme du microcosme, extrait de l'oeuvre de Virgile, dont la voie du milieu ( la Voie Royale) mène du fond des Enfers au sommet
du Paradis.Le Point central( métaphysique) de cette figure est Porte donnant accès à tous les autres états de l'Etre.
La stricte analogie de ces deux extrémité (ou Pôles)), est soulignée par l'évidente identité des termes latins "Vestigium " ( =Fondement) et "Fastigium" (=Faîte). En effet, " Ce qui est en bas est comme ce qui en haut" ( cf. la Table d'émeraude)
Sur le diagramme en question, l'Axe central mesure proportionnellement
78. Maintenant la Vierge universelle a pour emblème le Septénaire sacré 77.
Cela signifie, en vertu de la "différence de l'unité" hermétique, qu'il faut
dépasser le domaine 'marial' des Petits Mystères, pour accéder à celui
des Grands.
N.B. Selon le Credo des Chrétiens,l'Homme Universel
( Christ) a dû mesurer toute l'étendue de sa création,
en "descendant aux Enfers" par sa naissance virginale,
avant de "monter aux Cieux".
Pour le détail de ces questions, voir "Les Mystères du Panthéon Romain"

Amitiés à tous.
A.M. Charpentier

charpentier 23/06/2014 11:15

J'ajoute à mon commentaire déjà ancien quelques précisions utiles à sa compréhension.
Vous trouverez les illustrations des carrés magiques dans' "Alchimie des Nombres",
que vous trouverez sur mon site , ou encore
Vous trouverez en tête de cet ouvrage le diagramme du microcosme, extrait de l'oeuvre de Virgile, dont la voie du milieu ( la Voie Royale) mène du fond des Enfers au sommet
du Paradis.Le Point central( métaphysique) de cette figure est Porte donnant accès à tous les autres états de l'Etre.
La stricte analogie de ces deux extrémité (ou Pôles)), est soulignée par l'évidente identité des termes latins "Vestigium " ( =Fondement) et "Fastigium" (=Faîte). En effet, " Ce qui est en bas est comme ce qui en haut" ( cf. la Table d'émeraude)
Sur le diagramme en question, l'Axe central mesure proportionnellement
78. Maintenant la Vierge universelle a pour emblème le Septénaire sacré 77.
Cela signifie, en vertu de la "différence de l'unité" hermétique, qu'il faut
dépasser le domaine 'marial' des Petits Mystères, pour accéder à celui
des Grands.
N.B. Selon le Credo des Chrétiens,l'Homme Universel
( Christ) a dû mesurer toute l'étendue de sa création,
en "descendant aux Enfers" par sa naissance virginale,
avant de "monter aux Cieux".
Pour le détail de ces questions, voir "Les Mystères du Panthéon Romain"

Amitiés à tous.
A.M. Charpentier

charpentier 04/06/2014 11:09

A propos du Nombre 111, symbolisant l'Unité dans les trois mondes, et en marge
de l' arithmologie islamique, voir le ch. I de notre "Alchimie du nombre", qui conclut une étude des carrés magiques chinois et pythagoriciens.
N.B Ne pouvant représenter ici ces carrés magiques à base 5 et 6, nous renvoyons à l'article prénommé, en observant que 5 et 6 sont précisément les "nombres conjonctifs" étudiés par Guénon dans son Esotérisme de Dante. 5 étant terrestre et 6 ,céleste.

( Ayant la vue basse, nous prions le lecteur d'excuser les fautes de frappe)

< Pour représenter cet ensemble Ciel/Terre, les Chinois, toujours ingénieux , avaient imaginé, pour la commodité des "joueurs", un petit montage.
Ils avaient inscrit les deux diagrammes sur des plaquettes , l'une en bois dur, réservée au Ciel, qui est Yang , l'autre en bois mou ( Yin ), pour notre pauvre terre.

Et cela en vue de les superposer. (1)
Le grand sinologue Marcel Granet (2) à qui nous empruntons ces renseignements, voit dans cet assemblage une méthode de "classification" de l'espace-temps, dans des buts selon lui"cérémoniels", et donc essentiellement sociaux.

Mais dans le même temps il cite un texte du Hong Fang où le même Empereur Yu affirme froidement que ces deux tablettes décrivent les structures cachées de l'univers. (3)









(1)Du coup, des sinologues, amateurs de "concret", y ont vu une sorte de briquet (sic)… On sait en effet que bien des "primitifs" font du feu en frottant l'une contre l'autre ces deux matériaux. Et d'ailleurs, au centre des deux carrés, se trouve un petit trou, par lequel devait passer un axe de rotation. Comment résister à une telle évidence ? La suite nous montrera pourtant que cet axe, s'il existait bel et bien, avait une signification un peu différente.
(2) Marcel Granet, La Pensée Chinoise , chapitre des Nombres.
(3) Dans ce cas comme dans tant d'autres, mieux vaut en croire les Orientaux que les orientalistes.
















Le savant français, qui - apparemment en tout casa- ne sait trop que penser de cette dernière assertion, observe tout de même qu'en superposant les deux plaquettes, et en additionnant les nombres d'une même case, à commencer par les cases centrales 5 et 6, on obtient toujours le même total de 11 .

Mieux encore, il met en relation les cases contenant les Nombres fondamentaux avec le Palais impérial, le Ming T'ang , dans les neuf pièces duquel l'Empereur résidait successivement au long de l'année. (1)

Il ne va d'ailleurs pas plus loin que ces déductions, mais rien ne nous empêche de le faire à sa place, en partant des données susdites pour restituer au symbole sa vraie valeur, qui n'est ni anecdotique, ni même simplement protocolaire.

On fera bien pour cela, de garder sous les yeux le tableau de la page précédente.
Assemblons donc le Ciel et la Terre , comme prévu, en
passant une baguette imaginaire par leurs "vides" centraux.
Les deux cases que traverse cet "Axe du monde" ont pour total 11 (6+5) , valeur convenant au Pôle unique joignant les deux mondes.
Et il en va de même pour tous les nombres superposés, pris un par un, ( par exemple 4 et 7, 9 et 2, etc.).

Voilà en tout cas un point de départ solide pour les opérations suivantes.






(1) L'empereur étant un personnage solaire (comme au Japon), ce parcours circulaire figurait les douze stations du zodiaque. En effet, les neuf pièces avaient en tout douze façades éclairant vers l'extérieur.











Commençons par observer que l'Unité centrale, figurée par la baguette "polaire" avec ses deux étages ( le Nombre 11) ne fait pas partie de la manifestation
Ciel --Terre (l'univers psycho-physique), la Cause étant transcendante à ses effets.

1) Nous pouvons maintenant, dans chacun des deux carrés, additionner les trois nombres figurant sur tous les axes, six longitudinaux, et deux diagonaux.
Nous obtenons toujours 15 pour le carré terrestre, et 18 pour le "Ciel", les 5 et 6 centraux étant leurs moyennes respectives.

L'addition de ces deux totaux 15 et 18 donne 33, nombre solaire qui exprime l'expansion du "Pôle" 11 dans la totalité de la manifestation formelle. (1)
2) C'est maintenant que le jeu va solliciter toute l'attention du lecteur.
Nous pouvons en effet additionner les nombres superposées, pris par groupes de deux
En partant des cases 1 et 10, cela donne respectivement
1 et 6, puis 10 et 5. que nous allons , en dépit de tout bon sens apparent, lire seize et cent cinq, dont le total vaut 121.
En continuant à tourner (toujours vers la gauche ), nous trouvons successivement 67 + 54 , 72 + 49, 92 + 29, 94 + 27,
43 + 78, et enfin 38 + 83

Chacun de ces totaux vaut 121, Nombre qui nous ramène au 11 de départ, puisqu'il en est le carré . (2)


(1) C'est à ce titre que le Nombre 33 constitue le module fondateur du Panthéon Cf. Les Mystères du Panthéon Romain.
(2) On a donc bien là une "extrapolation " du premier tableau. Ajoutons, pour ceux qui ont des notions d'hermétisme, que cela nous fait passer dans le monde intermédiaire (psychique), traditionnellement signalé par les nombres carrés.












Et ce processus, déjà surprenant, peut encore subir une extension supplémentaire

Nous pouvons en effet grouper les nombres superposés trois par trois ! (1)

Soit, en partant toujours de l'unité , et en progressant dans le
même sens, 1, 6 et 7 / 10, 5 et 4 , que nous lirons donc 167 et 1054 . La somme de ces deux nombres vaut cette fois 1221.
En faisant de même pour les nombres suivants : 672 + 549,
729 + 492, 927 + 294, 943 + 278, 783 + 438, et enfin
381 + 840 (2), on obtient toujours le même total de 1221.
On peut même procéder à l'envers : l'addition donnera toujours le même résultat . !
Par exemple, 672 + 549 = 945 + 276 = 1221

Il serait fastidieux de poursuivre ce jeu de coïncidences

Ces constats déconcertants ne devraient pourtant pas surprendre un homme averti, car si ce dernier Nombre est à ce point omniprésent, c'est qu'il symbolise à lui seul tout le processus de manifestation, ou cosmogonie En effet :

a ) Le palindrome 1221 nous donne une fois de plus, par addition interne des deux symétriques 12 et 21, le nombre solaire 33, déjà évoqué. (3)


(1) Le lecteur peut même se divertir en groupant les nombres par quatre, mais sans pouvoir en tirer rien de valable . En effet les trois phases ont atteint leur limite, puisque on ne dispose que de trois "dimensions". Et d'ailleurs, Omne trinum perfectum , ce que la sagesse populaire a traduit : " Toutes bonnes choses vont par trois ". Comme dans le cas du théorème de Pythagore, l'extrapolation comporte trois phases, en relation directe avec les trois dimensions de l'espace et du temps. Voir à ce propos Etre et Avoir.
(2) Les nombres 8,3 et 10 doivent se lire 840. En effet, il y a là 8 centaines, 3 dizaines, et 10 unités.Celles-ci forment une dizaine qui vient s'ajouter aux trois autres, pour donner 40.
(3) Les carrés respectifs, de 12 et 21 (144 et 441) sont tout aussi symétriques. En lisant ce 1221 comme 1+2+2+1 , on obtient en outre 6, qui est l'Hexade "créatrice". On voit que ce traitement du Nombre more pythagorico n'a rien à voir avec les méthodes de calcul modernes.







b ) Maintenant, si l'on prend ses chiffres dans leur ordre successif, soit 1, 2, 2, 1, ce Nombre symbolise le passage de l'Unité principielle à la multiplicité (dualité ou polarisation)) cosmique, puis le retour du multiple à l'Un (1)
Or, comme ces diverses figures du développement universel partent toutes du Pôle Unitaire, on doit forcément découvrir celui-ci, bien caché au centre du 1221.

Et en effet, 1221 vaut 11 fois 111 , ce qui n'exprime en rien une quantité, mais constitue un hiérogramme, c'est -à- dire un symbole purement qualitatif. (2)

On peut donc parler de "Nombre Trismégiste", puisqu'il constitue une apothéose de l'Unité trônant au milieu des nombres, sous tous leurs aspects. (3)

On se doute que cette utilisation particulière, et aujourd'hui oubliée, de la numération appelle un commentaire, qu'on trouvera dans la suite.

En effet, il ne suffit pas d'observer ces phénomènes "sur le tas", il faut encore montrer comment ils manifestent la valeur qualitative du Nombre, de préférence à son exploitation simplement calculatrice.


.
(1) Exactement comme coïncident à la fin du processus de manifestation l'Alpha et l'Oméga ( initiale et finale du Liber Mundi ), ou encore l'Unité et le Septénaire .
2) Précisons que René Guénonq évoque en ces termes l'usage de ce symbolisme
dans l'Islam : "la lettre alif est tout spécialement considérée comme « polaire » (qutâniyah), son nom et le mot Qutb sont numériquement équivalents : alif = 1 + 30 + 80 = 111 ; Qutb = 100 + 9 + 2 = 111.
Ce nombre 111 représente l’unité exprimée dans les trois mondes, ce qui convient parfaitement pour caractériser la fonction même du Pôle. ".
(Publié dans les Études Traditionnelles, mai 1937.)
(3 ) Grand pince-sans-rire, Virgile dépeint cette unité sous les traits du Dieu polaire Protée( en grec :"le Numéro Un"), trônant au milieu des Nombres, incarnés par un troupeau de phoques (animaux polaires) ! (cf. Géorgiques IV, 428-435).











Mais avant d'en venir là, rappelons comment un principe capital de la cosmologie est mis en oeuvre dans nos deux carrés, et dévoile leur signification universelle.

" L'équilibre est le reflet dans la manifestation de l'immutabilité du Principe ". (1)

Cette immutabilité est figurée ici par la Triple Unité dissimulée au coeur du diagramme, qu'elle est seule à soutenir de sa présence invisible. (2)

Quant à l'équilibre à l'intérieur même de la diversité du multiple, il est réalisé par la judicieuse alternance des Nombres.

Les Taoïstes ont coutume de dire que si la Roue peut tourner, c'est seulement grâce au Vide qui se trouve en son centre.
Précieux paradoxe, auquel les Pythagoriciens n'auraient pas manqué d'ajouter que ce Vide , d'où pourtant sort le Grand Tout, pourrait tout aussi bien – du point de vue humain - être appelé le Plein par excellence ! (3)






(1) Nous devons cette formulation à R. Guénon.
(2) Alors qu'elle paraît y être contenue, c'est en réalité Elle qui le contient, étant sa seule Cause. Comme Elle ne peut donc être comprise parmi ses effets, on peut aussi en déduire que l'axe central des tablettes n'a pu se perdre, vu qu'il n'a jamais eu aucune existence matérielle.
(3) La "Corne d'abondance" (Cornucopia ) équivaut à la "Ruche".d'où sortent des myriades d "abeilles", qui figurent ce que lesChinois nomment les Dix Mille êtres

charpentier 02/06/2014 16:23

Note à l'intention de neodymium magnet… et de tous les autres.
Les "petits mystères" ont pour but final l'accès au centre immuable
de notre plan de manifestation. Ce "centre du Soleil" doit encore
être traversé pour entrer dans le domaine des Grands Mystères, celui de
la manifestation intégrale (le vortex sphéroïdal) symbolisé par la "chaîne
des mondes", ou le rosaire.
Il ne faut pas oublier que le Ciel apparemment circulaire de notre diagramme
cosmique ( à l'entrée de notre site) est en fait une spirale , sans quoi il ne pourrait
jamais s'intégrer à la spirale indéfinie du "Tao".
P.S. Au spécialiste du magnétisme et des "terres rares", je suppose que vous connaissez déjà mon site